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Publié en 1997, L... (elle) est un recueil de 4 nouvelles
Les murs
A la lueur des candélabres
On s'était dit rendez vous
Petite musique de nuit
si vous en possédez un exemplaire c'est un collector!!! véritable flop commercial avec moins de 250 exemplaires!
extrait de On s'était dit rendez vous
C'est en regardant ce tableau des trois artistes que je me dis qu'il aurait été préférable que je fusse fils unique, ce qui entre autre, m'aurait évité d'être contraint de les inviter ce soir, pour honorer une vieille promesse faite à nos parents de nous retrouver une fois tous les dix ans. Si elle nous voyait notre pauvre mère. Trois vieux fossiles, persuadés d'être de grands artistes, tenant à peine debout. Pour ma part, j'ai trouvé la solution à ce problème d'équilibre en ne me déplaçant plus que dans une petite chaise roulante. Je n'utilise les pieds que pour les vers. La gêne pouvant être occasionnée par cet excès de fainéantise a disparu lorsque j'ai compris que le jour venu les vers utiliseront mes pieds à leur tour.
Marie, ma gouvernante, qui ne gouverne rien, même pas les petits détriments dus à son âge, nous propose de boire. Irvin, avec son hypocrisie habituelle propose de lever un toast à la santé de la fraternité ; Je me demande parfois si c'est de la niaiserie, ou si vraiment il croit encore en cette étincelle d'amour fraternel qui a perdu tout son sens le jour même de notre naissance. La secrétaire de mon frère lève son verre à sa place, en revanche ce dernier ne se fait aucunement prier pour siffler son alcool avec autant d'ardeur que celle qu'il emploie à se taire.
Publié par tritz à 03:06:31 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) | Permaliens
Premier livre publié en 1996, écrit une nuit de 1992 où je me suis assis à Nevers toute une nuit pour parler avec ceux qui passaient et qui venaient vers moi. D'abord en autoédition puis par une édition associative. Plus de 4000 exemplaires depuis 1996
Extrait: Le soir s'ébahit devant kiosques et poulaces, se lève et s'éteint lentement devant l'inutilité de sa présence. Maintenant que les boutiques se sont ouvertes et que le parc a retrouvé ses écoliers quotidiens, et le prêtre ses fidèles, la rue grouille de pieds et de cravates. La place, envahie par le monde, agonise sous la lenteur et l'empressement. Un empressement hypocrite, car chacun ne rêve que d'une seule chose : refaire, dans quelques heures, le chemin dans l'autre sens. La baie des métiers n'a plus cette signification nocturne. C'est là, dans cet univers d'hypocrisie que je rêve d'être insignifiant. Je déteste ces regards qui se posent sur moi, jugeant inutilement de mon apparence et fantasmant sur mon rôle, mes habitudes.
Pourtant je ne suis pas comme ceux là, les curieux du matin qui ne s'apprécient que dans le regard des autres. J'observe et commente avec les mêmes curiosités sur les rôles et les habitudes de chacun. Je regarde leur visage frustré, triste ou harassé. Ils ne sont jamais souriant. Ce n'est que le soir, que quelques sourires d'extase se dessinent, signe de décontraction et d'abrutissement. A côté de moi, sur cette place où s'entremêlent toutes ces voitures, sur les marches de cette bâtisse des métiers, une jeune fille est assise et regarde tristement ce qui lui sert de quotidien : une pile de livres, parfois cornés, déchirés ou humides.
Publié par tritz à 02:58:04 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par tritz à 02:40:26 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) | Permaliens
Faire connaître en 15 pages la vie et l'oeuvre d'un grand auteur, telle est l'ambition de la collection Les Fascicules de Flagrant d'élie, inititalement créée pour des expositions.
Aujourd'hui, c'est dans le cadre de l'édition que sont publiés ces fascicules, dont un numéro par mois devrait sortir.
Directeur de la collection, Antoine Gavory participe aussi à l'écriture avec un premier volume Marguerite Yourcenar, itinéraire d'un écrivain solitaire sorti le 20 novembre, et Sacha Guitry, le célèbre impopulaire qui sortira fin décembre 2007.
Vendus 3,00 € La collection est un véritable succès de librairie et auprès de l'éducation nationale avec près de 800 exemplaires vendus la première semaine.
D'autres écrivains se joindront très prochainement à l'aventure pour la préparation d'autres titres rendant hommage encore une fois à de grands auteurs tous au sein des éditions Flagrant d'élie
Publié par tritz à 12:18:15 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (2) | Permaliens
Premier roman publié, c'est à la fois un conte philosophique, une lettre d'amour et un livre d'une sensualité envoûtante.
Paru en 1999 aux éditions Casimir (en cours de réédition), c'est un ouvrage qui se veut intemporel, sans décor et sans personnages.
L'histoire d'un oiseau qui voulait offrir les étoiles à la mer.
EXTRAIT
Je me lève au matin comme un enfant qui naît, admiratif, contemplatif, étonné et ébloui par la lumière de la première femme qu'il regarde. De l'oiseau pendu, je suis devenu l'oiseau qui volait au-dessus des merveilles de ce monde restreint qu'est celui de notre maison. Nous avons la campagne à perte de vue d'un bout à l'autre de notre jardin. Trente mètres de nature nous laissent l'odeur fraîche des moissons. Trente mètres de poésie dans des hectares de béton. Mais je suis là par hasard, au détour d'une rue, au bon vouloir d'un jour qui a fait que tous les autres endroits ne m'ont pas accueillis. Peut-être est ce ça le destin ou peut-être encore est-ce un simple concours de circonstance. Quoiqu'il en soit, dans cette ville où j'ai déjà connu trop de souffrances, l'éclat de votre présence m'apparaît comme un message, comme un remède contre des mots que bien des hommes ont essayé de combattre sans jamais y parvenir. La vie est ainsi faite que les souffrances du cœur sont souvent les plus injustes et les plus douloureuses aux yeux des malheureux. Je regarde votre sourire comme une thérapie. Je reste perché en haut de mon arbre pour combattre ce vertige qui si souvent m'a incité à sauter pour oublier, pour ne plus avoir mal.
Désormais je regarde le vide de devant votre porte comme un endroit fleurissant. Je ne sauterai pas. Je ne sauterai plus, même dans mes pensées. J'ai peur de vous salir de ce sang impur qui m'emplit depuis que les femmes sont entrées dans ma vie, par la grande porte des merveilles et dont certaines sont reparties par la porte de service, sans même m'en avertir. J'ai bien tenté de la condamner mais c'est cette condamnation qui m'enferme dans des états d'âme morbides. Elle est grande ouverte. Y passe qui le désire, sans un mot, sans un bruit, juste mon silence devant, encore, une nouvelle absence. La liberté des autres passe peut-être par la condamnation de soi même. Le bonheur est effectivement égoïste, mais peut-on l'être à deux ? Jamais mes fantômes ne me sont apparus si plaisants et leur présence est un soulagement. S'ils sont là, c'est que je suis moi-même ici, en haut de mon arbre, à contempler le monde, à vous regarder, et à voir, une fois de plus la mer se retirer avec cette fois, le bruit des vagues.
Publié par tritz à 03:47:44 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) | Permaliens
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