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le gout des autres/ édito du magazine koikispass/ octobre 2009 | 01 octobre 2009

Chouette, Septembre, la rentrée littéraire tant attendue (au moins par moi !). Je salive déjà des nouveautés que je vais pouvoir découvrir, des petits jeunes et de leurs premiers romans… Et comme je suis comme beaucoup de français, je découvre les livres aussi … à la télé. J’allume mon écran, en me préparant déjà aux formidables oeuvres qu’il va me projeter et par lesquels je vais pouvoir enfin rêver… Et là, déception… Sur la 5, sur la 14, sur la 2, arte (je passe TF1 qui a oublié ce qu’était la culture)…les mêmes invités Beigbeder qui a décidé de calmer ses délires et nous projette ses états d’âme comme il fait chaque fois (C’était bien la peine d’écrire des livres pour prôner la cocaïne et le libertinage et de venir maintenant nous dire le contraire !). Amélie Nothomb, qui après de vrais chefs d’œuvres a visiblement décidé de laisser reposer son imagination (et pourtant je t’adore Amélie, désolé !), Guillaume Musso, très populaire, avec des histoires bien ficelées, à l’écriture populaire avec un vocabulaire populaire (Disciple peut être d’un François de Closet qui veut réformer l’orthographe pour enfin croire qu’il sait écrire. Après tout, moi je ne sais pas jouer de guitare, mais si on réformait la guitare et qu’on enlevait 5 cordes, ce serait un acte de démocratisation, et tout le monde y aurait accès, il n’y aurait plus d’élite !) et enfin Marc Lévy qui, une fois de plus s’en prend plein la figure puisque personne dans le milieu littéraire ne veut admettre que c’est un écrivain (Comble de l’humour Giscard a été élu à l’Académie Française !). Finalement, je découvre cette rentrée littéraire avec un arrière goût de redoublement de classe (que je n’ai pas connu, eh non !), cette impression de retrouver les mêmes élèves, et de chercher parmi le flot de cartables le petit nouveau. Et là heureusement, je tombe sur le petit Vincent Message et son roman, les veilleurs. Et là, là, oui, je ne salive plus, je me régale ! Alors j’éteins mon poste… je prie pour que le pavé de Message me tienne en haleine jusqu’à la rentrée qui depuis des années s’impose de plus en plus comme LA rentrée des VRAIS nouveaux ! Celle de Janvier…. Hum je salive déjà…

 

Publié par tritz à 02:02:00 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (0) |

Sommes nous encore une nation? / édito du Magazine Koikispass/ Septembre 2009 | 30 août 2009

Taxe carbone, augmentation du gaz, des carburants, augmentation de l’électricité… on nous avait prévenus… la crise étant là, il faudrait faire des sacrifices. 300 000 chômeurs de plus annoncés en 2009 (car on a oublié dans le dernier calcul les 35 000 radiés, par erreur !), un milliard d’euros mis dans la tirelire de la BNP pour récompenser les traders, qui ont ponctionné l’état Français (donc nous) de 5 milliards pour se sauver de la faillite, suppression de la taxe professionnelle… Tout semble fait pour faire adhérer le pays à la grande organisation des pays du tiers-monde. Autorisation du travail le dimanche, sur la base du volontariat (on vous demandera bien sur avant de vous embaucher si vous êtes volontaire ou pas !), et rupture ainsi du dernier espace de liberté et de sérénité que constituait le repos hebdomadaire, refuge familial, culturel et ludique. La sacro-sainte religion du Travailler plus pour gagner plus est enfin appliquée… Hormis, le fait que ceux qui travaillent plus ne sont pas ceux qui gagnent plus ! Ernest Renan disait « La nation comme l’individu est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements ».

Alors oui, nous sommes encore une nation !


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Publié par tritz à 12:35:16 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (2) |

A BAS LA DÉMOCRATIE/ ÉDITO DU MAGAZINE KOIKISPASS/ JUILLET-AOUT 2009 | 04 juillet 2009

Voilà enfin un président qui renoue avec les vieilles traditions de la France ! Il était temps !

La France ce beau pays de colonisateurs qui, durant  des siècles, a su aller chercher ailleurs ce qui pouvait la faire grandir.  Ressources, main d’œuvre. … libéralisme à l’Américaine, retraite à 67 ans, comme en Allemagne… toutes les réformes aujourd’hui sont justifiées par le « oui mais là bas c’est pire, ou « là bas ils font comme ça »… alors pourquoi pas nous ? Pourquoi ne pas interdire la presse « comme en Iran », pourquoi ne pas supprimer les élections, comme en Corée du Nord ? Pourquoi ne pas rétablir le travail des enfants, comme en Chine ? Pourquoi ne pas interdire les grèves ? Après tout cela fait 150 ans que nous prônons la démocratie à la Française, nous pouvons bien pour une fois cesser d’être des précurseurs et nous vautrer, nous aussi dans la facilité. Sans presse, plus de contestation, sans sécurité sociale, plus de déficit, sans élections, plus de difficile choix à faire. Il faut aller plus loin ! YES, WE CAN ! Malgré tout cela, Bonnes vacances aux 62% qui pourront partir, et rassurez vous, il reste encore ceux qui ne pourront pas pour surveiller toutes les réformes antidémocratiques qui passeront durant l’été (Forcément, pendant que vous êtes à la plage, vous n’écoutez pas les infos !)… Et puis soyons rassurés, nous avons maintenant Ségolène pour nous excuser de tout ! Bonnes vacances et à la rentrée ! (enfin j’espère…)


Retrouvez la rubrique littérature du magazine Koikispass (chroniques des nouveautés littéraires, éditos).

 

Publié par tritz à 12:47:13 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (1) |

Education et Instruction ? / Edito du magazine koikispass/ juin 2009 | 28 mai 2009

L’actualité le montre, enseigner ne relève plus que de la vocation mais aussi du goût du risque. J’ai eu avec quelques personnes, dont une proviseur adjointe, une conversation presque métaphysique sur la réforme de l’enseignement. Entre les partisans du châtiment corporel, les adeptes du « c’est la faute au gouvernement » nous cherchions des solutions. Avec le recul et quelques heures de discutions, le constat est clair. N’a-t-on pas depuis longtemps confondu éducation et instruction ? Les parents ne se sont ils pas déchargés sur des personnes chargées d’apprendre à leurs enfants et non de les éduquer, d’une tâche qu’eux-mêmes parfois ne parviennent plus ou pas à assumer ? L’Education nationale n’a aucun rôle à jouer dans l’éducation, le gouvernement n’y est pour rien (une fois n’est pas coutume) et c’est peut être l’incapacité et le manque de maturité de certains parents qui est à réformer et rétablir dans leur rôle des enseignants pour que leur métier ne soit plus une bataille, mais une mission et revenir à une instruction publique qui ne soit plus l’apanage que des écoles privées où la discipline est certes moins libérale que dans l’enseignement public mais bien plus constructive.


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Publié par tritz à 13:53:52 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (0) |

BETANCOURT OU UNE DECORATION USURPÉE/ ÉDITO DU MAGAZINE KOIKISPASS/ MAI 2009 | 30 avril 2009

Ingrid Bétancourt a reçu en Juillet dernier la légion d’honneur, dont la devise est honneur et patrie. Déjà, je m’étais posé la question de savoir ce que Bétancourt avait fait pour la France, bon restait l’honneur. Mais aux dernières nouvelles de ses anciens compagnons d’infortune, arrivées après une remise par notre Président de la République peut être empressé de récompenser son poulain et de l’estampiller de notre sceau national, je me pose cette autre question : a-t-elle fait preuve d’honneur ? Il semble même qu’elle n’ait pas fait preuve de la plus petite humanité… Alors pourquoi ne pas récompenser les 300000 chômeurs nés de la crise qui malgré la trahison, restent honorables ? Pourquoi ne pas récompenser chaque smicard qui fait plus pour la France qu’Ingrid Bétancourt, et avec sans nul doute plus d’honneur ? Ou alors, pourquoi ne pas la destituer tout simplement d’une décoration usurpée ?

Et Maurice Druon, l’un des écrivains les plus récompensés est mort…

 

 

Publié par tritz à 10:48:55 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (1) |

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OUVRAGES DE ANTOINE GAVORY

Présentation


FICHE SIGNALÉTIQUE

Nom:GAVORY
Prénom:Antoine
Né le: 11 février 1975
où? Amiens, en Picardie
Profession: auteur et journaliste
Lieu de vie:Entre Paris et la Nièvre



 


Chroniqueur littéraire magazine culturel KOIKISPASS

Producteur et animateur de l'émission "L'écriture en toute lettre" sur RCF 


Correspondant de presse pour le JOURNAL DU CENTRE





premier contact avec la littérature:
En 1983, avec la poésie, si l'on peut appeler ça de la poésie, étant donné que ça ne trouverait même pas sa place dans les mauvais livres. Et ça se poursuit depuis ce temps là à un rythme d'une cinquantaine de textes par an.

Premier livre:
Un soir, place Carnot en 1996, après être resté toute une nuit sur la place de Nevers et avoir discuté avec les gens qui passaient, ce qui m'a amené à écrire une nouvelle de réflexion sur les générations.

Première révolution:
La découverte d'Aragon, à travers Ferrat notamment et que la poésie en dehors de parler des petits oiseaux et des arbres verts pouvait aussi avoir un rôle social et politique et servir des causes.

Seconde révolution:
La parution de Barricades en 2007, texte sur l'engagement et sur l'idéal, qui m'a valu d'être un peu plus ancré dans la littérature engagée.

Pourquoi écrire:
Pour aimer. Pour parler. Pour hurler. Pour dénoncer. Pour colorier le monde avec des mots qui sentent bon. Je crois fermement au rôle de l'écrivain, et de l'artiste en général dans la société, si son intérêt est d'abord de communiquer avant de s'enrichir.

Des rêves:
Aucun. Toutes les choses dont je rêves j'essaie de les accomplir. A 8 ans les écrivains étaient pour moi des extra-terrestres puis une première rencontre avec TRoyat au salon de Paris m'a fait comprendre qu'être écrivain c'était avant tout vouloir et travailler.

Des projets:
Oui, tous les rêves que j'ai. Écrire encore. Monter sur les planches pour une pièce que je viens de terminer, continuer de rencontrer des artistes vrais qui vivent leur art comme un échange et non pas comme un succès personnel et un jour peut-être parvenir à écrire un album.

Des regrets:
Oui d'avoir mis 20 ans à me rendre compte que le journalisme était une chose fabuleuse, avoir attendu d'avoir trente ans pour faire de la radio, et regretter que l'édition française soie plus attachée, en grande partie, à ce que rapporte un livre qu'à ce qu'il contient, et que les éditeurs cherchant à investir sur la qualité n'arrivent pas à se faire connaître. Les écrivains écrivent avec leur sensibilité et sont vendus par des financiers, et la sensibilité ne se marchande pas.

Plus grande peur:
Les salons du Livre. on y est comme dans un cimetière, les gens passent, lisent notre nom, sans même nous regarder.
Et celle de ne pas être éternel.

Ce que vous aimez le plus:
D'être lu et apostrophé sur ce que j'ai écrit, même pour me faire insulter, ce qui m'arrive de temps en temps. Ce n'est même pas un désir mais un plaisir, cela montre au moins que ce que l'on écrit n'est pas toujours inutile. Et vouloir écrire utile ce n'est pas de la vanité, c'est du respect envers les lecteurs.

Ce que vous détestez le plus:
Les gens qui se prétendent auteur mais qui n'écrivent que pour eux, pour leur plaisir personnel sans chercher à donner. L'écriture n'est ni un loisir, ni une autopsychothérapie mêrme si ce peut être un exutoire et un plaisir. Il faut d'abord avoir envie de donner avant de recevoir. C'est la seule façon de se construire une légitimité.
Et ces mêmes auteurs, et d'autres, qui se croient importants parce qu'ils écrivent., ou d'autres, aigris parce qu'ils ne parviennent pas à la célébrité et qui se cloisonnent dans leur égotisme en se fermant à l'échange. Comme disait Guitry, la vie est une chose beaucoup trop grave pour être prise au sérieux. Être célèbre n'est pas important, ce qui compte c'est d'avoir quelque chose à dire et d'être entendu, et pas seulement écouté...

extrait d'un interview pour Radio France .

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