• Rien n'est précaire comme vivre/ EDITO DU MAGAZINE KOIKISPASS/ AVRIL 2010

    Meilleur score pour la gauche depuis 1981, et tu nous a quittés. Je ne peux pas m’empêcher de penser que de là haut, tu dois te fendre la poire ! C’est vrai, tu nous a filé une belle leçon, en nous montrant que la censure est sans doute préférable au consensus, surtout quand l’on tient à ses opinions et à une certaine idée de la création. A Antraigues, ce mardi, il était là le débat sur l’identité nationale. Cinq mille personnes ont crié ce qu’était « Ma France », et des centaines de tes enfants se sentent à nu. On a tous dans notre écriture une impulsion de toi, de Ferré, on a tous osé un jour dire ce qu’il ne faut pas, en se disant que toi-même tu l’avais fait. Tu as donné une utilité à la chanson comme Aragon à la poésie, et tu vois, quarante ans après, la censure est toujours là à la différence que celle d’aujourd’hui est une censure que les poètes s’imposent pour mieux plaire, pour mieux se caler dans le moule, pour vendre plus. Ah ma France ! Tu l‘avais dit, « quand on prend tout d’un cœur léger, il parait qu’on vit sans danger », mais au final, là haut, quand je casserai ma pipe, j’ai pas envie de me retrouver face à toi et de devoir baisser les yeux ! J’aime pas ton plan, j’aime pas ta blague ! Allez reviens, la gauche est repassée, on a encore mille choses à faire ici et on aura toujours besoin de toi !


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