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  • Lorànt Deutsch est un bleu. Comme historien, car dans le cinéma, il devient un cador. Et le bleu écrit Métronome et se prend les rouges ; de cyniques  élus communistes qui lui reprochent de faire du prosélytisme monarchique en prétendant évoquer Paris sans ses 1850 ans de monarchie ( c’est comme parler de l’ex-URSS sans parler de la dictature bolchevique l’égalité du peuple).
    Du passé faisons table rase, une vertu propre à l’extrême gauche. Parmi ces rouges se cache un Blanc (William Blanc), un doctorant ès histoire, ancien  leader d’extrême gauche qui qualifie  Deutsch de merde, Alain Minc et Max Gallo de pitoyables. Blanc accuse Deutsch de donner une vision subjective  sans  avoir une démarche d’historien. Là me revient en mémoire un livre scolaire de 1935 qui parlait des communards comme de « terroristes» face au valeureux Thiers, 1er républicain (avant Pétain) à avoir massacré des résistants. Alors la sacro-sainte rigueur des historiens...
    Personnellement que 2 millions de personnes aient lu un bouquin sur l’histoire de Paris me réjouit.  Deutsch a cette faculté de passionner  propre aux Decaux, De Decker ou Druon.
    Alors, moi, gauchiste invétéré, je m’écœure de ce populisme ridicule du PCF, de cet élitisme de Blanc qui a besoin de se re-rougir le blason et je veux bien être un con parce que là au moins je me sens moins seul. Je fais partie des deux millions de cons qui ont lu cette merde,  j’ai retrouvé ce Paris que j’aime et je préfère une histoire passionnément  vulgarisée qu’une manipulation historique portée par une démagogie populaire.

    Antoine Gavory

    Con instruit


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  • Les vocations cachées

    A l’école, il y avait une fille Marie-Aude qui sortait avec le
    super play-boy blondinet à qui il suffisait de faire un clin d’œil pour lever
    tout un harem (Jean-Hugues, un fils à papa sur qui on a tous envie de se
    défouler). Quand Jean-Huges sortait avec Céline ou Déborah et quittait Marie-Aude,
    nous foncions sur elle comme une nuée de moustiques sur l’épiderme d’un
    diabétique. Là commençaient les combats de coqs, les joutes verbales  à grands coups de mots absents du
    dictionnaire, les frappes chirurgicales à base de Carambar. Les alliances se
    nouaient  et sur l’hymne de notre tribu
    (Emmanuelle comme un soleil du grand François Valéry !), nous tentions de
    piquer la place de l’autre en usant de grandes valeurs républicaines (que Mickaël
    était sorti avec Géraldine (la honte !), Christophe avait les pieds qui
    puaient…). Quand ça ne fonctionnait pas, alors restait la seule tactique
    véritablement efficace : « lesyndromeducockerbattu ». Principe
    simple et imparable : hurler à l’injustice et idéalement pleurer. Se
    placer en victime profondément concernée (du genre « Je suis contre
    la guerre et je regarde Bibifoc » en mieux),  accuser son adversaire de trahison et surtout,
    surtout, ingrédient primordial : faire croire à ceux qui le soutiennent
    que ce sont des renégats. Normalement à ce stade là, le légitime perd sa place
    et vous, qui avez déjà compris que pour réussir, le mérite ne sert à
    rien : l’idéal est de piétiner celui dont on veut prendre la place.

    Alors la vie continuait. M.Coquin, notre instituteur nous
    faisait courir autour de la cour ; Jean-Hugues continuait à lever toutes
    les midinettes à la récré. Et nous nous battions déjà pour prendre la place de
    l’autre. C’était la belle vie… la vie innocente, remplie de notre naïveté. Et
    jamais nous n’aurions pensé que déjà, nous avions en nous les préceptes fondamentaux
    pour mener une grande carrière politique à La Rochelle…

    Antoine Gavory

    (qui a fait son dernier tour de cour le dernier jour de son
    CM2 !)


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  • LA TRIBUNE LIBRE D’ANTOINE : PERRAUD OR NOT PERRAUD, THAT’S THE QUESTION

    Koikispass est orphelin, Koikispass pleure…

    Notre ami Gilles Perraud, notre rédacteur en chef tyrannique adoré a quitté son canapé fauteuil de bureau pour d’autres aventures. Moi qui ai été son sous-fifre mentor (Si si !), je suis d’autant plus content touché de voir ainsi mon bourreau élève partir ailleurs humilier d’autres chroniqueurs transmettre son savoir. Fini pour moi les chroniques remises avec 15 jours de retard … terminé les éditos écrits en dix minutes sur le coin d’un bistrot … va falloir que je bosse dur ! Parce qu’il ne sera plus là pour me casser les pieds couvrir. Quatre ans que j’attendais ça nous partagions ces longs moments deping-pong réflexion, nous heurtant parfois à la boisson vindicte populaire en nousdénonçant soutenant mutuellement. Alors je reprendrai cette phrase d’Audiberti, qui ne manquera pas mon cher Gilles, moi qui te sais si pervers sensible de te faire monter la larme à l’oeil : un con qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis, et je te la dédie, à toi qui a toujours su pendant que les autres bossaient s’agitaient, rester là à ne rien faire les soutenir et dormir méditer sur la question essentielle au monde : Toi …Hasta la vista amigo ! ;-)

    Antoine Gavory.

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