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Un écrivain assassiné ... et la bourse monte | 10 juin 2009

 

La société SHELL a accepté de payer 15 millions de dollars pour éviter le procès dans l'exécution de l'écrivain Ken Saro-Wiwa, exécuté en 1995 au Nigeria, procès attenté par son fils Ken Saro-Wiwa junior contre l'ancien régime du Nigeria après une parodie de procès.

Ken Saro Wiwa n'avait de cesse de dénoncer les abus des industries pétrolières, en particulier SHELL, installée dans le pays, tant sur le plan de l'utilisation des ressources naturelles et de l'impact désastreux sur les populations, mais dénonçait aussi la violation de la loi Américaine selon laquelle une industrie ayant siège aux USA a obligation de reverser aux populations locales une partie de ses bénéfices.

Aujourd'hui et depuis quelques années, nos hommes politiques, dont notre gouvernement nous culpabilisent sur l'écologie. On ne cesse de nous répéter que nous polluons trop, que nous consommons trop. on nous invente des taxes sur la pollution, sur le CO2, les sociétés des eaux veulent taxer ceux qui récupèrent l'eau de pluie et qui la reversent dans le retraitement commun.

Yann Arthus Bertrand nous offre, deux jours avant les élections (!?) un superbe documentaire sur les dégâts de l'humanité moderne. Notre président est en train de nous convaincre des bienfaits de l'écologie! Mais que faisaient nos dirigeants ces quarante dernières années??? Depuis les années 50 des militants écologistes tirent la sonnette d'alarme sur l'état de la planète et sur les dégâts occasionnés par la pollution. Depuis les années 50 les gouvernements successifs regardent avec amusement ces "écolos".

Avons nous pris conscience de l'importance de l'écologie??? Les français, oui et depuis plusieurs décennies. Mais il semble que nos dirigeants débarquent d'on ne sait où, et viennent aujourd'hui nous accuser d'une prise de conscience qu'ils n'ont pas eue, eux, au nom du profit. Et une fois de plus, alors que nous, pauvre peuple, nous les appelons depuis des décennies à réagir, c'est aujourd'hui nous qui sommes coupables de leur incompétence à réagir et que nous devons en payer le prix!

L'écologie est devenue une vache à lait qui justifie tous les abus.

Chico Mendes, Ken Saro-Wiwa et tant d'autres qui sont morts pour avoir voulu défendre cette planète que nos dirigeants, aujourd'hui, portent comme un étendard! Mais ne nous trompons pas. Sarkozy, ou Borloo, n'ont pas inventé l'écologie. Ce sont avant tout des millions d'hommes et de femmes qui se sont battus parfois au péril de leur vie. Ce n'est pas non plus Cohn Bendit qui aujourd'hui se présente comme le défenseur de la nature alors qu'il y a dix ans, se présentait comme le défenseur d'une politique libérale libertaire, qui a conduit au désastre écologique.

Alors que dire? On nous bassine désormais tous les jours avec l'écologie et l'on annonce calmement qu'une société pétrolière coupable de ravages sur des populations a payé 15 millions de dollars pour éviter un procès pour complicité de meurtre, et fait plus grave, cela ne semble choquer personne!

Comble de l'ironie, Shell le 12 mai se vante d'avoir participé à la conception d'un moteur écologique, et Patrick Roméo, Président de Shell France de déclarer:

Le développement durable est l'affaire de tous. La transparence et le dialogue en sont les premiers axes de progrès. Alors dialoguons !

et l'action de shell, le 9 mai, jour de l'annonce de ce procès évité a pris + 0.21%

 


« L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace. »

 

— Ken Saro-Wiwa, s’adressant à l’Organisation des peuples et nations non représentés à Genève, en 1992.

 

l'illustration en images





Publié par tritz à 03:56:45 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

... | 06 juin 2009

EN COURS DE CREATION

Publié par tritz à 00:32:18 dans DOSSIER DE PRESSE | Commentaires (0) |

PRESS- BOOK | 06 juin 2009


Kamel Bouchama, écrivain, ministre et ambassadeur à propos de De l'art dans la littérature

Journal l'expression Alger 17/03/2009


Nevers ça m'botte /Novembre 2002



Publié par tritz à 00:02:31 dans DOSSIER DE PRESSE | Commentaires (0) |

L...(elle) / Recueil de Nouvelles / 1997 | 05 juin 2009

Publié en 1997, L... (elle) est un recueil de 4 nouvelles

Les murs

A la lueur des candélabres

On s'était dit rendez vous

Petite musique de nuit

si vous en possédez un exemplaire c'est un collector!!! véritable flop commercial avec moins de 250 exemplaires!

 

extrait de On s'était dit rendez vous

C'est en regardant ce tableau des trois artistes que je me dis qu'il aurait été préférable que je fusse fils unique, ce qui entre autre, m'aurait évité d'être contraint de les inviter ce soir, pour honorer une vieille promesse faite à nos parents de nous retrouver une fois tous les dix ans. Si elle nous voyait notre pauvre mère. Trois vieux fossiles, persuadés d'être de grands artistes, tenant à peine debout. Pour ma part, j'ai trouvé la solution à ce problème d'équilibre en ne me déplaçant plus que dans une petite chaise roulante. Je n'utilise les pieds que pour les vers. La gêne pouvant être occasionnée par cet excès de fainéantise a disparu lorsque j'ai compris que le jour venu les vers utiliseront mes pieds à leur tour.

                                       Marie, ma gouvernante, qui ne gouverne rien, même pas les petits détriments dus à son âge, nous propose de boire. Irvin, avec son hypocrisie habituelle propose de lever un toast à la santé de la fraternité ; Je me demande parfois si c'est de la niaiserie, ou si vraiment il croit encore en cette étincelle d'amour fraternel qui a perdu tout son sens le jour même de notre naissance. La secrétaire de mon frère lève son verre à sa place,  en revanche ce dernier ne se fait aucunement prier pour siffler son alcool avec autant d'ardeur que celle qu'il emploie à se taire.

 

Publié par tritz à 03:06:31 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) |

UN SOIR PLACE CARNOT / AEDITIONS / 1996 | 05 juin 2009

Premier livre publié en 1996, écrit une nuit de 1992 où je me suis assis à Nevers toute une nuit pour parler avec ceux qui passaient et qui venaient vers moi.  D'abord en autoédition puis par une édition associative. Plus de 4000 exemplaires depuis 1996

Extrait: Le soir s'ébahit devant kiosques et poulaces, se lève et s'éteint lentement devant l'inutilité de sa présence. Maintenant que les boutiques se sont ouvertes et que le parc a retrouvé ses écoliers quotidiens, et le prêtre ses fidèles, la rue grouille de pieds et de cravates. La place, envahie par le monde, agonise sous la lenteur et l'empressement. Un empressement hypocrite, car chacun ne rêve que d'une seule chose : refaire, dans quelques heures, le chemin dans l'autre sens. La baie des métiers n'a plus cette signification nocturne. C'est là, dans cet univers d'hypocrisie que je rêve d'être insignifiant. Je déteste ces regards qui se posent sur moi, jugeant inutilement de mon apparence et fantasmant sur mon rôle, mes habitudes.

Pourtant je ne suis pas comme ceux là, les curieux du matin qui ne s'apprécient que dans le regard des autres. J'observe et commente avec les mêmes curiosités sur les rôles et les habitudes de chacun. Je regarde leur visage frustré, triste ou harassé. Ils ne sont jamais souriant. Ce n'est que le soir, que quelques sourires d'extase se dessinent, signe de décontraction et d'abrutissement. A côté de moi, sur cette place où s'entremêlent toutes ces voitures, sur les marches de cette bâtisse des métiers, une jeune fille est assise et regarde tristement ce qui lui sert de quotidien : une pile de livres, parfois cornés, déchirés ou humides.

 

Publié par tritz à 02:58:04 dans LIVRES DE ANTOINE GAVORY | Commentaires (0) |

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OUVRAGES DE ANTOINE GAVORY

Présentation


FICHE SIGNALÉTIQUE

Nom:GAVORY
Prénom:Antoine
Né le: 11 février 1975
où? Amiens, en Picardie
Profession: auteur et journaliste
Lieu de vie:Entre Paris et la Nièvre



 


Chroniqueur littéraire magazine culturel KOIKISPASS

Producteur et animateur de l'émission "L'écriture en toute lettre" sur RCF 


Correspondant de presse pour le JOURNAL DU CENTRE





premier contact avec la littérature:
En 1983, avec la poésie, si l'on peut appeler ça de la poésie, étant donné que ça ne trouverait même pas sa place dans les mauvais livres. Et ça se poursuit depuis ce temps là à un rythme d'une cinquantaine de textes par an.

Premier livre:
Un soir, place Carnot en 1996, après être resté toute une nuit sur la place de Nevers et avoir discuté avec les gens qui passaient, ce qui m'a amené à écrire une nouvelle de réflexion sur les générations.

Première révolution:
La découverte d'Aragon, à travers Ferrat notamment et que la poésie en dehors de parler des petits oiseaux et des arbres verts pouvait aussi avoir un rôle social et politique et servir des causes.

Seconde révolution:
La parution de Barricades en 2007, texte sur l'engagement et sur l'idéal, qui m'a valu d'être un peu plus ancré dans la littérature engagée.

Pourquoi écrire:
Pour aimer. Pour parler. Pour hurler. Pour dénoncer. Pour colorier le monde avec des mots qui sentent bon. Je crois fermement au rôle de l'écrivain, et de l'artiste en général dans la société, si son intérêt est d'abord de communiquer avant de s'enrichir.

Des rêves:
Aucun. Toutes les choses dont je rêves j'essaie de les accomplir. A 8 ans les écrivains étaient pour moi des extra-terrestres puis une première rencontre avec TRoyat au salon de Paris m'a fait comprendre qu'être écrivain c'était avant tout vouloir et travailler.

Des projets:
Oui, tous les rêves que j'ai. Écrire encore. Monter sur les planches pour une pièce que je viens de terminer, continuer de rencontrer des artistes vrais qui vivent leur art comme un échange et non pas comme un succès personnel et un jour peut-être parvenir à écrire un album.

Des regrets:
Oui d'avoir mis 20 ans à me rendre compte que le journalisme était une chose fabuleuse, avoir attendu d'avoir trente ans pour faire de la radio, et regretter que l'édition française soie plus attachée, en grande partie, à ce que rapporte un livre qu'à ce qu'il contient, et que les éditeurs cherchant à investir sur la qualité n'arrivent pas à se faire connaître. Les écrivains écrivent avec leur sensibilité et sont vendus par des financiers, et la sensibilité ne se marchande pas.

Plus grande peur:
Les salons du Livre. on y est comme dans un cimetière, les gens passent, lisent notre nom, sans même nous regarder.
Et celle de ne pas être éternel.

Ce que vous aimez le plus:
D'être lu et apostrophé sur ce que j'ai écrit, même pour me faire insulter, ce qui m'arrive de temps en temps. Ce n'est même pas un désir mais un plaisir, cela montre au moins que ce que l'on écrit n'est pas toujours inutile. Et vouloir écrire utile ce n'est pas de la vanité, c'est du respect envers les lecteurs.

Ce que vous détestez le plus:
Les gens qui se prétendent auteur mais qui n'écrivent que pour eux, pour leur plaisir personnel sans chercher à donner. L'écriture n'est ni un loisir, ni une autopsychothérapie mêrme si ce peut être un exutoire et un plaisir. Il faut d'abord avoir envie de donner avant de recevoir. C'est la seule façon de se construire une légitimité.
Et ces mêmes auteurs, et d'autres, qui se croient importants parce qu'ils écrivent., ou d'autres, aigris parce qu'ils ne parviennent pas à la célébrité et qui se cloisonnent dans leur égotisme en se fermant à l'échange. Comme disait Guitry, la vie est une chose beaucoup trop grave pour être prise au sérieux. Être célèbre n'est pas important, ce qui compte c'est d'avoir quelque chose à dire et d'être entendu, et pas seulement écouté...

extrait d'un interview pour Radio France .

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