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Réponse à Jérémy collado, de l'humanité, sur la nomination de Frédéric Mittérand à la culture | 24 juin 2009

Frédéric Mitterrand : la gauche caviar à la Culture

Jérémy Collado, dans son article sur l'humanité (lire ici), et sur son blog décrit Frédéric Mittérand comme le symbole de "la gauche Caviar".


Monsieur Collado,

C’est beau, Monsieur Collado, l’opposition de gauche, c’est une belle chose à priori quand il s’agit de ne pas raconter n’importe quoi. Et c’est bien là le problème qui a fait passer le pcf de 20% dans les années 60 à 3% dans les années 2000. S’opposer ce n’est pas le dénie de tout mais aussi proposer. Qualifier Frédéric Mittérand d’homme de Gauche parce qu’il porte le nom d’un ancien président est un mensonge comme souvent on peut en entendre au sein de la Gauche. Frédéric Mittérand est un homme de droite ! Il le dit, l’affirme et le revendique. Maintenant même si j’ai moi aussi du mal à accepter le fait qu’un homme de culture soit à droite, il est peut être temps de se poser la question si la Gauche est encore capable de fédérer les intellectuels et les artistes français.

Décrédibiliser un homme de culture parce qu’il est de droite n’est pas à mon sens une preuve d’écoute. Les intellectuels de droite seraient ils moins intelligents que ceux de Gauche ?

Plutôt que de ne cesser de frapper sur les hommes pour leur appartenance politique GAUCHE DROITE, (risible au demeurant quand l’on connait les hommes politiques qui en dehors des caméras ne s’encombrent pas de ces clivages) il serait peut être temps d’être constructif et de proposer plutôt que d’opposer ! Ce qui importe c’est ce que Frédéric Mittérand fera de la culture ! C’est un homme de tradition, de respect pour des acquis, et de modernité qui n’hésite pas à s’opposer quand il le croit nécessaire ! Je crois que c’est un bon choix dans l’état actuel des arts et de la difficulté d’exercer ces métiers, qui ne semble pas le sujet primordial d’aucun parti de gauche. Durant les élections, je n’ai pas entendu ni le PCF, ni le PS parler de culture, alors que ces partis se revendiquent le droit de propriété des artistes et des intellectuels français!

Il s'agit pour un journaliste de ne pas raconter n'importe quoi sous couvert d'apporter de l'eau à son moulin.


 

 

Publié par tritz à 13:31:28 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (1) |

C'était vous mon amie/ chanson | 23 juin 2009

 

C’était vous mon amie

(Gavory/Briey)

 

Un matin de l’été sur le bord d’un canal

Je m’étais endormi dans les herbes

J’avais froid je tremblais, la rosée matinale

Formait des gouttes au bout de mes lèvres

 

Un oiseau se posa sur le bord de ma main

Tourna son regard vers l’horizon

Puis soudain s’envola sur la cime d’un pin

Et me fit cette proposition

 

Veux tu venir avec moi en haut des arbres

Voir si le monde est plus beau et le parfum du ciel

De là haut nous verrons si tu es capable

D’ouvrir ton cœur au soleil

 

Il s’envola

Il m’entraîna

Me posa sur la cime du plus haut des chênes

Il me conta

Il me montra

Il me montra le monde de là haut et je vis que c’était le même

 

Quand il me prit le bras, qu’il me monta là haut

Je vis que le monde était petit

Je regardais au loin, je vis qu’elle était là

C’était elle, c’était vous mon amie

 

Je regardais encore et l’oiseau en colère

Me dit tu n’admires donc plus rien

Tes yeux se sont fixés sur cette demoiselle

Tu n’es monté que pour voir plus loin

 

Pourquoi es tu venu avec moi dans l’arbre

Si ce n’est que pour voler et regarder en bas

A bien y réfléchir tu n’es pas capable

De croire en ce monde là

 

Il me saisit

Me descendit

Me reposa au pied du tronc du plus gros chêne

Il repartit

Poussant un cri

Mais je savais que de là haut le monde était encore le même

 

Je ne veux plus t’accompagner dans tes arbres

Car mon monde est bien plus beau depuis que j’ai l’amour

D’avoir tout vu d’en haut je me sens capable

D’aimer un cœur pour toujours

Publié par tritz à 17:41:14 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) |

La douceur des choses | 23 juin 2009

 

La douceur des choses

(Paroles: A.GAVORY/ Musique: V.BRIEY)

Quand l’amour s’en va, que les caresses s’éternisent

Moments difficiles, chemins éblouis

Sous la fièvre lente de tes doigts qui me poursuivent

Je ne suis plus rien qu’un autre avenir

Je resterai la femme de ta vie

 

On se presse encore pour se regarder s’endormir

Pas de gestes tendres, pas de souvenirs

Comme un étranger qui s’arrête de courir

Nous ne sommes que deux

Je resterai la femme de ta vie

 

Inventer le doute, l’amour et le non désir

De ces hommes là que je vois vieillir

Ne plus rechercher dans l’autre que de se sourire

Amours poésie et tendres amis

Je resterai la femme de ta vie

 

Si je dis je t’aime ce n’est pas pour se séduire

Un dernier regard, caresse amnésie

Quand tout s’allume et que nos sentiments s’ennuient

Tu es cette épaule où j’étais endormie

Je resterai la femme de ta vie

 

Pas de mariage, pas d’enfants pas d’avenir

Juste une présence, pour se conquérir

De consolations et de conseils pour nos vies

Nos vies se résument à rester amis

Je resterai la femme de ta vie

 

Entre notre amour et l’amitié qui réunit

Quelques gouttes d’eau, de fièvre et d’envie

Adolescente, amoureuse d’un infini

Conquête impossible, amours innocents

Je resterai la femme de ta vie

 

Quand l’amour s’en va et que mes larmes cristallisent

Tu es mon épaule, mon souffle de vie

Sous la fièvre lente de ta voix qui me souris

Tu es devenu l’homme de ma vie

Je resterai la femme de ta vie...

 

Tous les textes de ces chansons ainsi que les partitions sont déposés auprès de la SACEM

Publié par tritz à 17:35:25 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) |

Soledad | 23 juin 2009

Pour écouter la version accoustique interprétée par Vaibay cliquez ici

 

Soledad

(Paroles: A. GAVORY/ Musique: V. Briey)


Elle est partie au point du jour

En me laissant dans mon ennui

Alors je saigne toute la nuit

En attendant un autre tour


Un autre tour une autre vie

un autre matin de chagrin

Poser ma tête entre ses mains

l’entendre respirer l’envie


Elle est partie sans bruit

Au milieu de ma vie

Comme un rêve éveillé

Je vais la rechercher


Je vais la rechercher

Pour mieux l’entendre rire

Et l’entendre me dire

Qu’elle va se retourner


Elle a le cœur bien accroché

à ses idées de baladin

D’elle il ne me reste plus rien

Qu’une peau nue évaporée


Elle est partie au mois de mai

Comme on se retire de la piste

En abandonnant le clown triste

Qui n’a plus la force de pleurer


Elle a franchi l’obstacle

Pour quitter le spectacle

Spectateur oublié

Sur un autre sentier


Sur un autre sentier

Où je n’ai rien à vivre

Que de la voir partir

Sans même se retourner


Elle est partie avec ma vie

Suspendue au bout de ses lèvres

Toutes les nuits dans mon sommeil

je la rêve au creux de mon lit


A-t-elle encore sur sa peau frêle

Le doux parfum de mon désir

Si elle pouvait me revenir

Et devenir mon éternelle


Elle a franchi le ciel

Emplie de certitudes

Et de ma solitude

Elle nourrira ses rêves


Elle nourrira ses rêves

Et sans le savoir même

Qu’au fond de mon sommeil

Je resterai le même


Elle a franchi le ciel

Emplie de certitudes

Et de ma solitude

Elle nourrira ses rêves


Elle nourrira ses rêves

Et sans le savoir même

Qu’au fond de mon sommeil

Je lui dirai je t’aime


Je lui dirai je t’aime.

Publié par tritz à 02:57:45 dans QUELQUES TEXTES | Commentaires (0) |

la nouvelle solution finale.... | 12 juin 2009

Ca y est on nous annonce la première pandémie du siècle!!! 25000 malades de la grippe H1N1, dont 150 morts dans le monde...

Des moyens considérables vont être mis en place. l'OMS annonce la disponibilité de 2 milliards de vaccins pour l'automne mais précise également qu'il faudra faire la liste des personnes prioritaires.

La commande passée par la France, les USA, le Royaume Uni et l'Allemagne représente 50% de la disponibilité pour une population égale à 8% de la population mondiale au détriment annoncé des pays pauvres, pourtant les plus exposés.

La france va investir 1 milliard d'euros dans l'achat de ces vaccins.

 



Alors je me dis ce doit être une chose horrible que cette grippe H1N1... puis je compare... et je vois que chaque jour:

4300 enfants meurent de soif

25 000 personnes meurent de faim

6000 meurent du SIDA

136 de la bonne vieille grippe que nous avons tous eue

Et comme je suis un grand naif, je me demande pourquoi on ne fait pas des vaccins contre:

les personnes qui chaque jour gaspillent 50% de la production annuelle de nourriture (dont 25% n'a meme pas été consommée!)

contre les agriculteurs qui consomment 60% d'eau inutile à leurs récoltes?
contre ceux qui déversent depuis des semaines des milliers de litres de lait? (15 000 à Clermont Ferrand, 6000 à Saint Brieuc...)


le seul investissement de la France, soit 1 milliard d'euros représente 500 000 motopompes pour l'association de Daniel Balavoine qui permettrait de puiser de l'eau dans 500 000 villages ce qui donnerait accès à l'eau à 500 millions de personnes.

Et l'on prétend depuis des années que les pays riches veulent absolument aider au développement des pays "en voie de développement", qui sont d'ailleurs en voie de... depuis des décennies. On parle de mondialisation, mais cette mondialisation n'est véritablement mondiale que dans le profit et les échanges financiers. On prend, on s'engraisse, puis quand vient l'heure de rendre la pareille, on se replie vers le bon vieux système du protectionnisme.

PS: les pays en voie de dévellopement sont pour le plupart les pays que NOUS, occidentaux, avons colonisés, pour puiser leurs richesses naturelles, puis abandonnés, non pardon, à qui nous avons consenti l'indépendance, une fois qu'ils ne nous apportaient plus rien.

En fait les choses sont simples à comprendre. Quand le danger concerne les enfants noirs ou les indiens, il est beaucoup moins indispensable de réagir que lorsqu'il concerne les européens des pays riches. C'est logique, que feraient ces pauves pays sous dévellopés (pardon, en voie de dévellopement) sans la présence de ces merveilleux pays du G20?

C'est vrai qu'il est confortable de naitre dans un pays riche. D'avoir accès à la nourriture, à l'eau, aux monospaces Renault, à TF1, bref, à toutes les choses primordiales à notre survie, mais il serait peut être temps, au nom de l'histoire, ou tout simplement au nom de l'Humanité, de cesser d'agir dans l'absolu dénie de la réalité.

Ce que nous faisons à l'humanité nous ne le tolèrerions pas au sein de notre pays, encore moins de notre famille. En france, si un français moyen n'a pas les moyens de s'acheter son monospace tous les deux ans, de se payer la TNT ou ses vacances au bord de mer, c'est un signe de pauvreté.

Nous sommes en train de laisser crever notre humanité simplement parce que nous avons peur, parce que cette grippe, contrairement à la pénurie d'eau ou de nourriture peut nous atteindre dans l'immédiat. Nous ne cessons de protester contre les privilèges des dirigeants, mais nous nous comportons comme eux, à une échelle mondiale, avec cette justification lâche que ce n'est pas nous qui décidons mais les gouvernements, et cette gravité supplémentaire que lorsque nos ministres abusent de voitures de fonctions, d'appartements, ce ne sont pas des millions de personnes qui meurent chaque année.

 

Le résumé est clair: pour 150 morts riches, nous allons sacrifier 500 millions de vivants pauvres!

 

 


 

Publié par tritz à 19:01:58 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

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OUVRAGES DE ANTOINE GAVORY

Présentation


FICHE SIGNALÉTIQUE

Nom:GAVORY
Prénom:Antoine
Né le: 11 février 1975
où? Amiens, en Picardie
Profession: auteur et journaliste
Lieu de vie:Entre Paris et la Nièvre



 


Chroniqueur littéraire magazine culturel KOIKISPASS

Producteur et animateur de l'émission "L'écriture en toute lettre" sur RCF 


Correspondant de presse pour le JOURNAL DU CENTRE





premier contact avec la littérature:
En 1983, avec la poésie, si l'on peut appeler ça de la poésie, étant donné que ça ne trouverait même pas sa place dans les mauvais livres. Et ça se poursuit depuis ce temps là à un rythme d'une cinquantaine de textes par an.

Premier livre:
Un soir, place Carnot en 1996, après être resté toute une nuit sur la place de Nevers et avoir discuté avec les gens qui passaient, ce qui m'a amené à écrire une nouvelle de réflexion sur les générations.

Première révolution:
La découverte d'Aragon, à travers Ferrat notamment et que la poésie en dehors de parler des petits oiseaux et des arbres verts pouvait aussi avoir un rôle social et politique et servir des causes.

Seconde révolution:
La parution de Barricades en 2007, texte sur l'engagement et sur l'idéal, qui m'a valu d'être un peu plus ancré dans la littérature engagée.

Pourquoi écrire:
Pour aimer. Pour parler. Pour hurler. Pour dénoncer. Pour colorier le monde avec des mots qui sentent bon. Je crois fermement au rôle de l'écrivain, et de l'artiste en général dans la société, si son intérêt est d'abord de communiquer avant de s'enrichir.

Des rêves:
Aucun. Toutes les choses dont je rêves j'essaie de les accomplir. A 8 ans les écrivains étaient pour moi des extra-terrestres puis une première rencontre avec TRoyat au salon de Paris m'a fait comprendre qu'être écrivain c'était avant tout vouloir et travailler.

Des projets:
Oui, tous les rêves que j'ai. Écrire encore. Monter sur les planches pour une pièce que je viens de terminer, continuer de rencontrer des artistes vrais qui vivent leur art comme un échange et non pas comme un succès personnel et un jour peut-être parvenir à écrire un album.

Des regrets:
Oui d'avoir mis 20 ans à me rendre compte que le journalisme était une chose fabuleuse, avoir attendu d'avoir trente ans pour faire de la radio, et regretter que l'édition française soie plus attachée, en grande partie, à ce que rapporte un livre qu'à ce qu'il contient, et que les éditeurs cherchant à investir sur la qualité n'arrivent pas à se faire connaître. Les écrivains écrivent avec leur sensibilité et sont vendus par des financiers, et la sensibilité ne se marchande pas.

Plus grande peur:
Les salons du Livre. on y est comme dans un cimetière, les gens passent, lisent notre nom, sans même nous regarder.
Et celle de ne pas être éternel.

Ce que vous aimez le plus:
D'être lu et apostrophé sur ce que j'ai écrit, même pour me faire insulter, ce qui m'arrive de temps en temps. Ce n'est même pas un désir mais un plaisir, cela montre au moins que ce que l'on écrit n'est pas toujours inutile. Et vouloir écrire utile ce n'est pas de la vanité, c'est du respect envers les lecteurs.

Ce que vous détestez le plus:
Les gens qui se prétendent auteur mais qui n'écrivent que pour eux, pour leur plaisir personnel sans chercher à donner. L'écriture n'est ni un loisir, ni une autopsychothérapie mêrme si ce peut être un exutoire et un plaisir. Il faut d'abord avoir envie de donner avant de recevoir. C'est la seule façon de se construire une légitimité.
Et ces mêmes auteurs, et d'autres, qui se croient importants parce qu'ils écrivent., ou d'autres, aigris parce qu'ils ne parviennent pas à la célébrité et qui se cloisonnent dans leur égotisme en se fermant à l'échange. Comme disait Guitry, la vie est une chose beaucoup trop grave pour être prise au sérieux. Être célèbre n'est pas important, ce qui compte c'est d'avoir quelque chose à dire et d'être entendu, et pas seulement écouté...

extrait d'un interview pour Radio France .

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