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des mots... | 06 septembre 2009

Il est plus difficile de faire écouter ce que l'on a à dire que de dire ce que les autres veulent entendre

(destiné à... )

Publié par tritz à 13:45:52 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

le banc de l'éternité | 06 septembre 2009

 je reproduis ce texte de mon ami Michel Benoit parce que pour une fois que quelq'un nous souhaite du bien! Et si c'est cela l'éternité alors nous serons retrouvés...

 

Lorsque nous aurons fuit le monde des vivants,
Nous nous retrouverons sur les bords de l'Aron,
Pour y parler de tout, du bon vieux temps d'avant,
Voyageant vers hier par le vent nous irons.

Nous nous réunirons, tranquilles, sur un vieux banc,
Invisibles à tous ceux qui passent leur chemin,
Et rirons aux éclats en écoutant Leblanc,
Nous dévoilant des perles écrites à quatre mains.

Puis, pour quelques instants, notre vieux pont de Loire,
Sera le plus anglais des ponts mystérieux,
La brume dissipée, Leblanc viendra s'assoir,
Se caressant la barbe, rêveur et silencieux.

Desseux nous parlera des tous derniers instants
Des assassins paumés qui portèrent leur tête
Sur les bois de justice, amusant pour un temps
Le peuple des faubourgs, goguenard et en fête.

Gavory griffonnant sur un papier journal
Refera les portraits d'une époque révolue,
Tandis que les poulbots ouvriront le grand bal
Des barricades figées aux quatre coins des rues.

Cougny nous fera rire, son béret à la main,
Ayant rejoint la Jeanne depuis quelques années,
Devant un verre de rouquin et de quignon de pain,
Témoin d'un autre temps, d'une autre destinée.

J'évoquerai Saint-Just et ce petit être
Qui à gauche de la Lune semblait si différent.
Boulé de ses mains d'or refera renaître
La Monnot et la Piaf sur un clavier géant.

Le temps s'écoulera dans cette éternité,
Comme au vingt et un juin, le sourire de tes yeux
Annoncera joyeux le plus beau des été
Tu me diras je t'aime d'un p'tit air malicieux.
Lorsque nous aurons fuit le monde des vivants.....

Michel Benoit

Publié par tritz à 13:44:24 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

Sommes nous encore une nation? / édito du Magazine Koikispass/ Septembre 2009 | 30 août 2009

Taxe carbone, augmentation du gaz, des carburants, augmentation de l’électricité… on nous avait prévenus… la crise étant là, il faudrait faire des sacrifices. 300 000 chômeurs de plus annoncés en 2009 (car on a oublié dans le dernier calcul les 35 000 radiés, par erreur !), un milliard d’euros mis dans la tirelire de la BNP pour récompenser les traders, qui ont ponctionné l’état Français (donc nous) de 5 milliards pour se sauver de la faillite, suppression de la taxe professionnelle… Tout semble fait pour faire adhérer le pays à la grande organisation des pays du tiers-monde. Autorisation du travail le dimanche, sur la base du volontariat (on vous demandera bien sur avant de vous embaucher si vous êtes volontaire ou pas !), et rupture ainsi du dernier espace de liberté et de sérénité que constituait le repos hebdomadaire, refuge familial, culturel et ludique. La sacro-sainte religion du Travailler plus pour gagner plus est enfin appliquée… Hormis, le fait que ceux qui travaillent plus ne sont pas ceux qui gagnent plus ! Ernest Renan disait « La nation comme l’individu est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements ».

Alors oui, nous sommes encore une nation !


retrouvez tous les articles sur koikispass

 

Publié par tritz à 12:35:16 dans ÉDITOS ET PRESSE ÉCRITE | Commentaires (2) |

des mots.... | 06 août 2009

Je saurai que je suis un con, le jour où je commencerai à jalouser les écrivains que jusqu'alors j'admirais.

Publié par tritz à 02:46:30 dans BILLETS D'HUMEUR | Commentaires (0) |

Rue des livres | 25 juillet 2009

Barricades

Une façon originale, relativement subjective de voir ce que la révolution de 68 a pu provoquer dans l'âme de chacun. C'est un roman défini, une ode à une réflexion toujours permanente de l'homme face à ses convictionsb et un grand message de modestie face à ses idéologies. Comme quoi ilne faut jamais être certain de rien ni de ce que l'on pense, ni de ce que l'on croit que notre personnalité nous apportera. Il y a dans Barricades un message Cartésien sur le doute. C'est un peu le conte de la grotte de platon en version moderne à savoir: Tout ce que l'on croit voir n'est pas forcément ce qui est. Gavory a une interprétation intéressante de ce que sont les rapports humains, déniant totalement les descriptions au profit des émotions. Et si la fin laisse sur notre faim, c'est justement que rien de nos idéologies et de nos certitudes n'est acquis. Bravo Monsieur Gavory, c'est un roman qui fait réfléchir et incite à se poser des questions au delà de l'existentialisme.

Publié par tritz à 13:25:12 dans DOSSIER DE PRESSE | Commentaires (0) |

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OUVRAGES DE ANTOINE GAVORY

Présentation


FICHE SIGNALÉTIQUE

Nom:GAVORY
Prénom:Antoine
Né le: 11 février 1975
où? Amiens, en Picardie
Profession: auteur et journaliste
Lieu de vie:Entre Paris et la Nièvre



 


Chroniqueur littéraire magazine culturel KOIKISPASS

Producteur et animateur de l'émission "L'écriture en toute lettre" sur RCF 


Correspondant de presse pour le JOURNAL DU CENTRE





premier contact avec la littérature:
En 1983, avec la poésie, si l'on peut appeler ça de la poésie, étant donné que ça ne trouverait même pas sa place dans les mauvais livres. Et ça se poursuit depuis ce temps là à un rythme d'une cinquantaine de textes par an.

Premier livre:
Un soir, place Carnot en 1996, après être resté toute une nuit sur la place de Nevers et avoir discuté avec les gens qui passaient, ce qui m'a amené à écrire une nouvelle de réflexion sur les générations.

Première révolution:
La découverte d'Aragon, à travers Ferrat notamment et que la poésie en dehors de parler des petits oiseaux et des arbres verts pouvait aussi avoir un rôle social et politique et servir des causes.

Seconde révolution:
La parution de Barricades en 2007, texte sur l'engagement et sur l'idéal, qui m'a valu d'être un peu plus ancré dans la littérature engagée.

Pourquoi écrire:
Pour aimer. Pour parler. Pour hurler. Pour dénoncer. Pour colorier le monde avec des mots qui sentent bon. Je crois fermement au rôle de l'écrivain, et de l'artiste en général dans la société, si son intérêt est d'abord de communiquer avant de s'enrichir.

Des rêves:
Aucun. Toutes les choses dont je rêves j'essaie de les accomplir. A 8 ans les écrivains étaient pour moi des extra-terrestres puis une première rencontre avec TRoyat au salon de Paris m'a fait comprendre qu'être écrivain c'était avant tout vouloir et travailler.

Des projets:
Oui, tous les rêves que j'ai. Écrire encore. Monter sur les planches pour une pièce que je viens de terminer, continuer de rencontrer des artistes vrais qui vivent leur art comme un échange et non pas comme un succès personnel et un jour peut-être parvenir à écrire un album.

Des regrets:
Oui d'avoir mis 20 ans à me rendre compte que le journalisme était une chose fabuleuse, avoir attendu d'avoir trente ans pour faire de la radio, et regretter que l'édition française soie plus attachée, en grande partie, à ce que rapporte un livre qu'à ce qu'il contient, et que les éditeurs cherchant à investir sur la qualité n'arrivent pas à se faire connaître. Les écrivains écrivent avec leur sensibilité et sont vendus par des financiers, et la sensibilité ne se marchande pas.

Plus grande peur:
Les salons du Livre. on y est comme dans un cimetière, les gens passent, lisent notre nom, sans même nous regarder.
Et celle de ne pas être éternel.

Ce que vous aimez le plus:
D'être lu et apostrophé sur ce que j'ai écrit, même pour me faire insulter, ce qui m'arrive de temps en temps. Ce n'est même pas un désir mais un plaisir, cela montre au moins que ce que l'on écrit n'est pas toujours inutile. Et vouloir écrire utile ce n'est pas de la vanité, c'est du respect envers les lecteurs.

Ce que vous détestez le plus:
Les gens qui se prétendent auteur mais qui n'écrivent que pour eux, pour leur plaisir personnel sans chercher à donner. L'écriture n'est ni un loisir, ni une autopsychothérapie mêrme si ce peut être un exutoire et un plaisir. Il faut d'abord avoir envie de donner avant de recevoir. C'est la seule façon de se construire une légitimité.
Et ces mêmes auteurs, et d'autres, qui se croient importants parce qu'ils écrivent., ou d'autres, aigris parce qu'ils ne parviennent pas à la célébrité et qui se cloisonnent dans leur égotisme en se fermant à l'échange. Comme disait Guitry, la vie est une chose beaucoup trop grave pour être prise au sérieux. Être célèbre n'est pas important, ce qui compte c'est d'avoir quelque chose à dire et d'être entendu, et pas seulement écouté...

extrait d'un interview pour Radio France .

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