• Antoine Gavory pour « Hussard noir à la campagne ».

    Picard d’origine, mais actuellement installé dans la Nièvre, Antoine GAVORY , écrivain-journaliste, fait paraître  » Hussard noir à la campagne  » ( Ed. Escargot Savant ). Chroniqueur littéraire et rédacteur au magazine d’actualité de la Niève, Koikispass, il écrit des critiques littéraires (pour la radio) et des éditos. A ce jour, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages parmi lesquels, « Un soir place Carnot » (1996), « Elle n’aime que les histoires qui se finissent bien » (1999), « Barricades » (2007) et « La Théorie de l’adolescence » (2010).

    Écoutez l’émission :Use Up/Down Arrow keys to increase or decrease volume.

     

    Il est aussi l’auteur d’une plaquette biographique sur Marguerite Yourcenar. Il écrit également pour le théâtre et pour la chanson. D’autres livres sont en préparation dont l’un sur l’impératrice Eugénie, un autre sur les prix littéraires, sans oublier une biographie de Sacha Guitry.

    Le dernier roman d’Antoine GAVORY,  » Hussard noir à la campagne « , raconte l’arrivée, durant l’été 1885, de Clément, jeune instituteur parisien, dans le petit village de Chaulgnes, situé à quelques kilomètres de Poulgues-les-Eaux, en Nièvre. A peine arrivé, le fonctionnaire est accueilli avec méfiance, car on le soupçonne de « posséder une instruction marquée du sceau du socialisme ». Nombreux sont les parents qui refusent de confier leur enfant à ce représentant de l’école gratuite, laïque et républicaine.
    A la méfiance des paysans et des « pautrats », le jeune instituteur doit aussi affronter la réprobation manifeste du père Jacquobard qui l’accuse de faire concurrence à la foi et à la morale catholiques :  » Apprendre à penser et user de son libre arbitre, plutôt que d’inculquer des valeurs établies, tel était le principal sujet d’opposition entre catholiques et républicains. » Les tensions sont alors si fortes que l’auteur du roman évoque même une situation alors proche de la « guerre de religion ».
    Le roman retrace la vie rustique dans la campagne nivernaise, à un moment où la France de la IIIème république découvre la révolution industrielle et où commencent à poindre les revendications ouvrières.

    Hussard noir à la campagne

    L’émission permet aussi d’évoquer l’enseignement sous la IIIème république, issu des lois de Jules Ferry, et de rappeler que le manuel de lecture intitulé « Le Tour de France par deux enfants » constituait alors la bible républicaine des fameux hussards noirs. L’auteur de ce manuel scolaire, Augustine Fouillée (qui le publia sous un pseudonyme masculin), narre l’histoire de deux enfants, deux frères, Julien et André, orphelins de Moselle, qui partent à la recherche de leur oncle. L’ouvrage est le prétexte à un éloge de la révolution industrielle, et à la célébration des grandeurs de l’industrie française, et par la même occasion de la nation.

    Remerciements à M. et Mme Barbe de l’hôtel Avallon Vauban pour avoir rendu possible l’enregistrement de cette émission.

    Et toujours le coup de cœur de la semaine de notre libraire partenaire : « Les feuilles mortes » de Thomas H. Cook.

    Liens utiles :

    – vers les éditions de L’Escargot Savant : http://www.escargotsavant.fr/livres/hussard-noir-campagne-Antoine-Gavory.htm
    – vers le dossier de presse de « Hussard noir à la campagne » :http://www.escargotsavant.fr/img/presse/dossier-presse-hussard-noir-campagne-Antoine-Gavory.pdf


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  • rencontre avec Jacques tréfouël


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  • Belle rencontre avec Régis Mailhot que j'ai "épuisé" par un interview pour l'ensemble des magazines pour lesquels j'écris et pour la radio. Vous pouvez réécouter Régis dans mon émission l'écriture en toute lettre, sur RCF58 ou en cliquant sur ce lien


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  •  

    Il avait promis à Annie Jeanneret, propriétaire de la Grange des serrées, à Saint Saulge d'être présent pour son anniversaire. C'est d'Islande que Léo est venu dans ce petit lieu artistique. Il y a donné un concert pour une soixantaine d'invités, fait une improvisation avec Annie au piano et offert à tous ceux présents ses grands yeux verts perçants sa voix chaude et rocailleuse, un bonnet de laine, un sourire sympathique et une écharpe qui lui soulage m'explique t-il, d'un rhume attrapé en Islande, Léo est presque honoré et surpris que

     

    l'on s'intéresse à lui et à son genre de musique très particulier, la country musique, des ballades qui nous entraînent le temps d'un récital sur le fleuve Mékong ou, plus près de nous, dans les maquis des pyrénées. Une rencontre exceptionnelle avec un auteur compositeur à la carrière impressionnante et un charisme généreux.

     

    Antoine Gavory : Léo, tu es né à Manchester et tu as quitté l'Angleterre en 1965 à une époque où les Beatles et le Rock'n roll envahissaient les platines. Pourquoi avoir choisi de te produire avec de la musique country ?

    Léo Gillespie : Dans les années soixante c'était l'explosion des musiques psychédéliques, mais je me suis toujours intéressé à la musique acoustique. J'aimais particulièrement écouter les balades des chanteurs américains qui pour moi étaient plus proches de la réalité des peuples. La guitare est un langage universel, elle m'a souvent permis de me rapprocher de gens à travers le monde que je ne connaissais pas, qui parfois ne parlaient même pas ma langue, mais avec qui le premier contact se faisait autour de la guitare. Et mon intérêt lorsque je joue, c'est de mettre davantage les paroles en avant plus que la musique qui finalement n'est qu'un support pour illustrer mes histoires et servir de lien entre des gens qui ne se comprennent pas toujours pour des histoires de langage.

     

     

    AG : Est-ce pour toi une façon de t'engager ?

    LG : Ce qui est formidable avec la guitare, et la musique en général, c'est qu'elle permet de réunir des personnes différentes avec des histoires différentes, en dehors de toutes religions, cultures. Il m'est parfois arrivé d'entrer dans des villages au viet-nam, de ne pas parler, et soudain des musiciens viennent te voir, parce que tu portes une guitare, ils s'installent et on commençait à jouer.

     

    AG : Je suis allé sur Internet et j'ai vu qu'en dehors d'une discographie très large, tu as un nombre impressionnant d'admirateurs, de fans même qui te suivent, comment expliques tu cela alors que tu es rare et discret ?

    L.G :Mon public est mondial, je joue à travers le monde, je reçois des courriers de gens du monde entier et il y a même un fan club en Norvège. Le country est une musique populaire qui est arrivée aux USA par les premiers immigrants irlandais qui jouaient avec des violons. Elle a ensuite été reprise par les garçons de vache (cow-boys) qui reprenaient les airs sur des guitares parce qu'ils pouvaient l'emmener à cheval. Elle servait à raconter des histoires des gens et des pays et je pense que les gens qui aiment ma musique et mon

     

    écriture doivent quelque part retrouver cette popularité. C'est une musique que l'on s'attribue facilement parce qu'elle parle de ce qui est concret.

     

    AG : Mais en faisant ce choix d'un musique moins commerciale est ce que tu n'as jamais craint d'être hors du temps ?

    J'ai toujours voulu rester fidèle à la fois à mes chansons mais aussi à moi même. Certains de mes amis de mes débuts sont entrés dans le système et ont fait des carrières mondiales, des gens comme Patty Smith, qui faisait la manche avec nous à nos débuts, Bob Dylan. Mais pour moi le plus important était de rester fidèle à mes expériences. En 1969, j'ai enregistré un disque Chez Barclay, mais les contraintes étaient trop importantes, on s'éloignait de la musique pure pour rentrer dans le business, je n'ai pas voulu continuer, et je suis heureux aujourd'hui d'être resté moi même.

     

    AG Tu as voyagé à travers le monde, et depuis plus de quarante ans tu n'as pas de domicile. Est ce que tu n'as jamais eu envie de te poser quelque part et de vivre normalement ?

    LG : Non, c'est justement ces voyages qui m'ont inspiré mes textes. Les rencontres que j'ai fais avec des peuples du monde entier, des instants, des scènes auxquelles j'ai assisté. Ce sont toutes ces expériences qui o

     

    nt nourri mon écriture et c'est pour transmettre ces choses que j'utilise la musique pour raconter mes histoires, pour avant tout communiquer.

    AG : Dans tes textes tu parles beaucoup de la France mais tu y donnes que rarement des concerts ?

    LG : Ce qui m'intéresse en France c'est à la fois sa culture très riche et variée, mais aussi ses paysages. Je suis en général un amoureux de tous les pays, j'ai des amis dans tous les pays du monde et j'essaie de partager leur vie, que ce soit la méditation avec des moines bouddhistes ou des musiciens qui ne comprennent pas l'anglais. Le plus important c'est de communiquer. En France les gens ne font pas toujours attention aux paroles surtout lorsqu'elles sont en Anglais, par contre dans les pays nordiques, où l'anglais est une seconde langue, les gens y sont attentifs.

    Mais d'un façon générale, je me sens partout chez moi tant que les gens ont envie d'y communiquer et chaque expérience m'inspire une écriture que je cherche à partager.

     

    AG : Et la scène ?

    LG : Je n'aime pas les grandes scènes, je préfère les petites salles où je sais que les gens sont là par intérêt pour mon travail. En Irlande dans les années soixante, nous avions été engagé pour une tournée dans le plus grand hôtel de Dublin. Puis le gérant qui trouvait que nous n'avions pas de talent nous a mis dehors, alors nous avons joué dan,s la rue. Puis une radio est venue nous interviewer, puis ensuite la télévision, et enfin tout le monde était autour de nous pour nous écouter.

     

    AG : Avec toutes ces expériences, toute cette richesse que tu as accumulé, est ce que tu n'as jamais eu envie d'écrire un livre ou ton autobiographie ?

    LG (riant) : Oh non, je ne sais pas écrire des livres, je n'ai pas l'inspiration suffisante. Justement pour moi, l'écriture me sert à transmettre des images que j'ai et que je veux partager. Je n'aurais pas la patience ni l'inspiration pour écrire un livre et mes chansons sont toutes ensemble mon autobiographie.

     

    AG : Que peut-on te souhaiter pour l'avenir ?

    LG : De continuer à voyager jusqu'à la mort et de trouver toujours des gens et des pays pour continuer à écrire mes petites histoires autobiographiques, continuer à travailler et à visiter le monde avec le regard de quelqu'un qui recherche sans cesse.

     

    Le dernier album de Léo Gillespie « Shadows on the boulevard » est sorti, mais malheureusement indisponible en France...

    Pour plus d'informations ou pour écrire à léo, www.leogillespie.com.

     

    Thanks Léo!!!


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  • En faisant la balade des gens heureux, j'ai rencontré Lîla B. Lîla B., c'est la charme et l'humour, un brin de folie excentrique et la vie d'une femme passionnée. Professeur de Mathématiques, fille d'un notaire de Saint Saulge, rien ne la prédestinait à une carrière artistique au milieu du désert marocain et pourtant... C'est aux portes du désert que Lîla conçoit son spectacle  Lilâ b. et "LAM.HA.BBA"... spectacle musical, humoristique, avec ses complices de la première heure Lahcen h. dit Lam'ha et Hamid h. dit Ha'ha et qui rencontrent un succès tout aussi inattendu que d'imaginer une pianiste classique et des musiciens marroco berbères, Mais l'alchimie fonctionne... et toute la presse marocaine s'en fait l'écho,

    Alors, il était une fois, kanzaman, au désert, un petit âne blanc. Et Lalla Fatma, la Madame Yvonne de Tinfou, grande amoureuse de la lumière, des étoiles, du vent, du silence du désert....

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    Antoine Gavory : Comment passe t-on de l'enseignement à la chanson ?

    Lîla B. : J'ai suivi des cours de piano, dans mon enfance, j'ai même reçu des prix, mais je suis de formation classique. A cinquante ans, confinée dans une vie assez difficile, je me suis posé la question : qu'est ce qui peut me rendre heureuse qui ne dépende de personne...

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    A-G : Et pourquoi le spectacle chanté?

    Lîla B. : J'ai repris la musique, le théâtre, et je me suis mise à écrire des textes, des chansons humoristiques, puis un spectacle autour de l'humour et de la musique. J'ai quitté le sud de la France où j'étais installée depuis quelques années et où j'enseignais et je suis parti vivre au Maroc, aux portes du désert... Ce qui m'intéresse, c'est de mettre en scène la chanson et les mots, autour du rire ...

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    A-G : Qu'est ce qui pour toi peut expliquer ton succès ?

    Lîla B. : Au maroc, le piano à queue n'est pas vraiment un instrument local, et dès que je me suis installée là bas, tous les artistes locaux sont venus voir « l'étrangère qui jouait du piano à queue aux portes du désert ». Puis petit à petit, certains sont venus jouer avec moi, nous avons découvert que nos musiques se confondaient, que nos thèmes pouvaient se mêler...et c'est aujourd'hui devenu ma conception de la vie et de la musique.Il y a un échange entre nos instruments et une véritbale osmose entre les mots et les notes...

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    En Bref

    Lîla B. a participé à la caravane amoureuse de Marc Vella (www.caravane-amoureuse.com) à travers un périple de 6500 km à travers la France La Belgique et la suisse pour présenter des spectacles dans des lieux parfois oubliés en mêlant artistes locaux et d'ailleurs,

    Pour découvrir Lîla B. C'EST ICI!!!

     

     

     

     

     

     


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